Obésité et traitements

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Le poids seul ne définit pas l'obésité car il doit être rapporté à la taille

Les médecins utilisent l'indice de masse corporelle (IMC) pour définir si le poids est normal, trop faible ou excédentaire.

L'IMC = le poids divisé par la taille (en mètre) multipliée par elle-même. Ainsi une personne de 70 kg mesurant 1,70 mètre aura un IMC de :

70 kg divisé par 1.70 mètre X1.70 mètre = 2.89 = 24.2

L'IMC est donc de 24.2 c'est-à-dire qu'il est parfaitement dans la norme

On considère que le poids est normal lorsque :

  • l'IMC se situe entre 18,5 et 25 
  • en dessous de 18.5 on parle de maigreur
  • entre 25 et 30 la personne est en surpoids
  • en dessus de 30 on qualifie la personne d'obèse modérée
  • au-delà de 35 on parle d'obésité sévère
  • si l'IMC dépasse les 40 on est dans la catégorie des obésités morbides..

L'obésité est responsable de toute une série de problèmes de santé tels que le diabète et les maladies cardiovasculaires.

Depuis une dizaine d'années le nombre de personnes obèses a augmenté de manière inquiétante, aux USA tout d'abord, puis en Europe. Actuellement même dans les pays en voie de développement on trouve des obèses à côté de personnes de malnutries. On peut parler d'une épidémie d'obésité, accompagnée de complications qui présentent un véritable enjeu de santé publique par les coûts qu'elles engendrent.

Causes de l'obésité

Les premières causes de l'obésité sont les changements de style de vie qui tendent à se généraliser sur toute la planète. L'accès à la nourriture est plus aisé et on consomme de plus en plus de plats pré-cuisinés qui sont souvent riches en graisses, en sucre et en sel. Les portions vendues, notamment aux USA, sont excessives. Les repas sont souvent accompagnés de boissons sucrées, ingérées en quantités démesurées. Actuellement, dans les grandes villes, on mange à toute heure, vite et n'importe quoi.

La nourriture est également consommée comme une compensation aux aléas de la vie. Les troubles du comportement alimentaire tels la boulimie, l'hyperphagie ou le grignotage sont des pertes de contrôle face à la nourriture. Ils relèvent alors souvent de problèmes psychologiques.

L'activité physique est bien moins importante qu'auparavant que se soit dans le travail ou dans les déplacements. Les enfants jouent plus volontiers sur leurs tablettes qu'à l'extérieur.

A noter qu'il existe également des prédispositions à l'obésité qui se transmettent d'une génération à l'autre.

Dans quelques cas, l'obésité découle de maladies endocriniennes qui peuvent induire une prise de poids importante. Ce sont essentiellement des troubles de la sécrétion hormonale, telles l'hypothyroïdie, la maladie de Cushing et quelques autres encore. Mais ces maladies sont relativement rares.

Traitements de l'obésité

La prise en charge d'une personne obèse se fait actuellement dans le cadre de consultations pluridisciplinaires regroupant des médecins spécialistes en diététique, des psychologues et des spécialistes des complications dont peuvent souffrir ces personnes du fait de leur excès pondéral. Le but est d'essayer de modifier leur mode de vie et leurs habitudes alimentaires. Les succès, en terme de perte pondérale, sont souvent modestes mais même des pertes pondérales modérées apportent une diminution significative des complications.

Les médicaments

Il y a peu de médicaments qui ont démontré une efficacité dans la perte pondérale. Ce sont tout au plus des aides. Citons l'orlistat (Xénical®) qui agit en diminuant l'absorption des graisses au niveau intestinal ; les inhibiteurs sélectifs de la sérotonine qui sont des anti-dépresseurs et qui agissent sur le contrôle de la compulsivité face à la nourriture et enfin, deux anti-diabétiques, l'exénatide et la liraglutide, qui augmentent la sécrétion d'insuline et agissent sur le centre de la satiété (impression d'être rassasié). Par cette action ils abaissent la consommation alimentaire et donc la prise de poids.

La chirurgie bariatrique

Il s'agit de la seule approche permettant une perte de poids importante et durable et ainsi d'améliorer les maladies associées à l'obésité, en particulier le diabète.

La chirurgie utilisée le plus fréquemment fait appel actuellement au By-pass gastrique et à la réduction de volume de l'estomac. Ces deux interventions sont très efficaces.

Le By-pass

Le By-pass, qui court-circuite l'estomac et le duodénum, c'est-à-dire pratiquement la totalité de l'estomac et une partie de l'intestin, entraîne une diminution de l'absorption des aliments. Par ce fait il risque de provoquer des carences alimentaires, certains nutriments n'étant plus absorbés. Il faut par conséquent les substituer (vitamines, électrolytes, etc). L'avantage de cette opération est qu'elle est réversible.

La réduction gastrique

La réduction gastrique présente en premier lieu d'autres inconvénients : elle accélère la vidange gastrique et le transit, provoquant ainsi des diarrhées. Une malnutrition peut donc également survenir. Son inconvénient est qu'elle est irréversible.

L'anneau gastrique

Il existe une troisième intervention, l'anneau gastrique, mais elle est de moins en moins pratiquée en raison des nombreuses complications post-opératoires locales qui l'accompagnent.

Indications aux opérations

Actuellement ne sont candidats à l'approche chirurgicale que les personnes obèses dont l'IMC est supérieur à 35kg/m2 et dont le traitement médical seul n'a pas apporté de résultats sur une durée d'un an.

Il est rare que l'on opère des jeunes gens de moins de 18 ans. Dans ce cas il faut d'abord consulter un pédiatre connaissant bien ces problématiques. Après 65 ans il faut peser les risques opératoires par rapport aux bénéfices découlant de l'opération, en terme d'augmentation de l'espérance de vie du fait de l'amélioration des pathologies associées à l'obésité.

Toutes ces interventions nécessitent un suivi médical strict pendant des années afin de détecter et le cas échéant de traiter les complications.

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