Effet nocebo ou placebo des médicaments

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Qu’est-ce que l’effet nocebo ?

L'effet nocebo est l'inverse du placebo. Dans ce cas la personne a été informée par ses lectures ou de vive voix que la substance qu'on lui administre peut potentiellement avoir des effets désagréables. Du coup elle va ressentir ces effets quand bien même le produit administré est absolument anodin.

Qu’est-ce que l’effet placebo ?

Il s'agit de l'effet favorable sur certains symptômes, de substances neutres administrées à une personne en l'assurant qu'il s'agit d'un médicament actif.

L'existence de ces deux phénomènes, placebo et nocebo, a été bien démontrée par des études médicales (1). Cela n'est pas anodin. Ainsi pour l'effet nocebo, le fait de lire sur la notice, accompagnant un médicament, ses possibles effets secondaires, peut les induire, alors même que l'on a substitué le médicament par une capsule ne contenant que du sucre !

À quoi est dû l'effet nocebo ?

Comme pour le placebo, l'effet nocebo provient d'un phénomène d'autosuggestion de la part de la personne à qui on l'administre. Il existe des personnes plus disposées que d'autres à l'effet nocebo. Il s'agit par exemple de personnes ayant éprouvé dans le passé des effets secondaires réels et déplaisant de certains médicaments. Dès lors elles sont craintives voire anticipent les effets secondaires possibles d'un nouveau produit. On trouve aussi plus fréquemment cet effet chez les personnes anxieuses ou dépressives. D'autres, qui ont tendance à exprimer par des symptômes physiques leurs souffrances ou leur mal-être, vont également être sujettes à éprouver des effets nocebo.

Lorsque l'on administre un médicament dont on sait qu'il peut avoir des effets secondaires bien définis et qu'une personne affirme les ressentir, il est difficile, dans de nombreux cas, de savoir avec certitude s'ils sont dus au médicament lui-même ou à un effet nocebo. Cela entraîne une nouvelle consultation puis, soit un changement de médicament, soit la prescription d'un second produit pour combattre les effets indésirables du premier.

Combien de médicaments sont ainsi jetés inutilement ?

Quels sont les coûts superflus engendrés ?

Source : JAMA février 6, 2002, vol 287, nhttp://media.eurekalert.org/aaasnewsroom/2004/Barsky-Paper.pdf