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Nous avons 705 invités en ligne| Cancer du poumon : diagnostic par prise de sang |
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| Maladies pulmonaires | |||
| Écrit par Danny | |||
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Le cancer du poumon est une tumeur qui se diagnostique souvent lorsqu’elle est déjà passablement évoluée, car peu symptomatique à ses débuts. Un diagnostic plus précoce apporterait certainement des traitements plus efficaces et un pronostic meilleurs. Il faudrait pour cela trouver une méthode de dépistage, simple, économique et réalisable à grande échelle chez les sujets à risque, essentiellement les fumeurs. Les techniques diagnostiques utilisées jusqu’ici sont les radiographies standards (peu spécifiques) ; les scanners thoraciques (trop sensibles dans le sens qu’ils posent de faux diagnostics de tumeurs) et finalement la bronchoscopie qui permet de biopsier la tumeur et de poser un diagnostic de certitude (ce n’est pas un technique de dépistage car trop invasive). Lors du dernier congrès de l’association des pneumologues américains une étude a été présentée démontrant l’efficacité d’un test sanguin. Ce test consiste à rechercher des auto-anticorps produit par le patient contre sa tumeur. Ces anti-corps ne sont bien évidemment présents que si le patient est atteint d’une tumeur. Ce test à l’avantage de détecter les anti-corps de plusieurs types de cancer du poumon et cela à tous les stades. Ce test n’est pas encore la panacée car il n’est pas très sensible, c’est-à-dire qu’il est positif que dans le 40% des cas où il y a effectivement un cancer. En revanche il est très spécifique, à savoir que lorsqu’il est positif, il existe bien un cancer dans le 90% des cas. Ces valeurs sont indépendantes du stade de la tumeur. En d’autres termes la sensibilité et la spécificité sont les mêmes que mentionnées ci-dessus quelque soit le stade de la tumeur, (débutante ou avancée). C’est là le principal intérêt de ce test. Une autre comparaison a été faite entre la capacité à dépister un cancer du poumon par le test ou par scanner. Le test a détecté 47% des cancers et le scanner 49%. Mais le test, lorsqu’il était positif, signait la présence d’un cancer 6 fois plus souvent que le scanner (le scanner diagnostiquait des cancers qui n’en étaient pas, 6 fois plus souvent que le test). Cela est important au plan pratique puisque en cas se suspicion de la présence d’un cancer on doit recourir à une bronchoscopie, test invasifs non dénué de risques. En conclusion ce test est une méthode prometteuse, qui permet de diagnostiquer des cancers du poumon à un stade très précoce. Il est déjà pratiqué aux USA. Il mérite encore d’être développé et perfectionné afin de permettre des diagnostics avec une meilleure sensibilité.
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