Bronchite du fumeur

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Votre santé est-elle vraiment menacée par la cigarette ?

Une mise en garde figure sur chaque paquet de cigarettes : « fumer nuit gravement à la santé » mais on a tendance à banaliser.

De plus on imagine toujours que le danger de la cigarette est le cancer du poumon. Or il existe une maladie plus insidieuse mais tout aussi invalidante et finalement mortelle : la Bronchopneumopathie Chronique Obstructive (BPCO)

Malgré les mises en garde, la prise de conscience des accros à la cigarette est souvent trop tardive. D’autant plus que la bronchite du fumeur demeure longtemps non diagnostiquée vu qu’elle ne présente pas de signes alarmants.

Les fumeurs ne disent-ils pas : « Je tousse mais c’est normal, je fume » Eh bien non, ce n’est pas normal de tousser ; c’est même un des signes précoces de la BPCO.

Poumon-sain-fumeur

Sachez qu’avec l’âge la broncho-pneumopathie touche près de la moitié des fumeurs et qu’elle figure parmi les cinq causes principales de mortalité dans le monde. Il s’agit d’un mal chronique rétrécissant les voies respiratoires et affaiblissant les poumons.

Jusqu’à maintenant le traitement était similaire d’une personne à l’autre et de ce fait souvent inadéquat

Le Professeur Milo Puhan a pris l’échelle BODE (échelle de risques) pour la BPCO. Cette échelle de BODE est fondée sur plusieurs facteurs prédictifs tels que :

  • Indice de masse corporelle (poids par rapport à la taille)
  • Volume Expiratoire forcé Maximal en une minute (VEMS)
  • La dyspnée (essoufflement)
  • La résistance à l’effort physique évaluée d’après le périmètre de marche en 6 minutes

Il l’a combinée avec l’échelle ADO qui prend en compte (Age, Dyspnée et Obstruction) pour évaluer le pronostic vital à 3 ans des patients atteints de BPCO.

Cette échelle de BODE révisée, puisqu’elle est combinée à l’ADO, apporte au médecin traitant des directives thérapeutiques simples. Elle devrait, à l’avenir, permettre une meilleure évaluation des fumeurs souffrant de BPCO et surtout permettre de mieux cibler le traitement individuel et d’identifier les personnes nécessitant un traitement plus intensif.

Le traitement

Outre l’arrêt du tabac et le recours aux médicaments inhalés sous forme de spray (broncho-dilatateurs et corticoïdes), ce sont avant tout les traitements non médicamenteux, tels que la rééducation pulmonaire qui sont les plus efficaces.

la bronchite aiguë