Névrite optique, inflammation du nerf optique

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La névrite optique est une inflammation du nerf optique

C’est ce nerf qui transmet les informations provenant des récepteurs de la vision situés dans la rétine et les conduit à l’endroit du cerveau où elles seront transformées en images.

Une inflammation de ce nerf se manifeste par une perte de la vision du côté atteint. Les deux yeux peuvent être atteints en même temps. Souvent la vision est récupérée par un traitement adapté.

Causes :

Mécanismes auto-immuns :

Il s’agit ici d’une réaction auto-immune du corps. Le corps fabrique, pour des raisons inconnues, des anti-corps qui s’attaquent à la gaine du nerf optique (la gaine de myéline). La principale maladie provoquant cette réaction est la sclérose en plaque.

Autres mécanismes :

  • Infections : certaines infections peuvent provoquer une névrite optique. Il s’agit de la maladie de Lyme ou Borréliose, les tiques la syphilis, le zona 
  • Artérite temporale telle la maladie de Horton qui est une inflammation des artères de la région.
  • Radiothérapie : un des effets secondaires de la radiothérapie, lorsqu’elle est appliquée dans la région du crâne, est la névrite optique.
  • Médicament : l’éthambutol, antibiotique utilisé dans le traitement de la tuberculose peut provoquer à doses toxiques, une névrite optique.

Symptômes :

Dans la très grande majorité des cas un seul nerf est touché. Cela se traduit par :

Perte de la vision qui peut être plus ou moins prononcée et survenir en l’espace de quelques heures ou de quelques jours. La perte de la vision qui peut parfois être définitive. Dans la majorité des cas on parvient à la restituer partiellement ou totalement en l’espace de 12 mois.

  • Douleurs : elle accompagne la perte de la vision. Elle augmente pendant les premiers jours puis s’atténue voire disparaît. Elle est souvent aggravée par les mouvements des yeux.
  • Perte de la vision colorée  plus ou moins prononcée et affectant particulièrement la vision du rouge.
  • Eclairs : qui surviennent à n’importe quels moments de la journée.

Diagnostic :

Les médecins examinent le fond de l’œil avec une sorte de loupe, l’ophtalmoscope, après avoir dilaté la pupille par des gouttes.

Examens sanguins

IRM (raisonance magnétique nucléaire) : cet examen visualise les structures du cerveau et des yeux. Il permet de voir s’il existe des lésions des gaines des nerfs (la myéline). Si l’on suspecte une sclérose en plaque on pratiquera encore une ponction lombaire afin de l’analyser.

Traitements :

Lorsqu’il s’agit d’une réaction auto-immune ou d’une inflammation d’autre origine, on prescrit de la cortisone, le plus souvent en injection mais parfois en comprimés. Dans les cas où cela échoue on peut essayer un traitement appelé la plasmaphérèse. Il consiste à épurer le sang des auto-anti-corps.