Tunnel carpien, compression du nerf médian ou carpe

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Lorsque les fourmillements dans les mains sont fréquents et gênants, le tunnel carpien en est souvent la cause

Il s’agit de ce que les médecins appellent le syndrome du Tunnel carpien ou  « compression du nerf médian ou carpe ».

 
Qu’en est-il ?
Les fourmillements dans les mains apparaissent fréquemment chez les femmes. Ils surviennent en fin de nuit et perturbent le sommeil. Tout d’abord insistons sur le fait que les fourmillements, que se soit dans les mains ou dans les pieds, ne sont jamais, contrairement à ce que l’on dit souvent, des problèmes circulatoires. Ce sont des problèmes liés aux nerfs.
 
Un fonctionnement complexe
Les bras reçoivent les nerfs qui permettent les mouvements et qui donnent la sensibilité. Ces nerfs sortent de la colonne vertébrale au niveau de la nuque. Ces nerfs, comme des fils électriques, descendent le long des bras jusqu’aux doigts. Leur fonctionnement peut être perturbé par des maladies du nerf lui-même (dues à des problèmes de diabète ou l’alcoolisme ) ou par une compression du nerf.
trajet-bras
 
Cette compression se traduit essentiellement par des fourmillements. Elle se produit généralement à des endroits bien précis le long du trajet du nerf et donne des symptômes en conséquence.
Les endroits où se produisent ces compressions se trouvent là où le nerf passe dans des passages étroits, où il suffit d’un petit obstacle pour que le nerf soit étranglé.
 
 
Le premier de ces passages se situe à la sortie du nerf au niveau de la colonne vertébrale cervicale. L’arthrose en est le plus souvent responsable mais il peut également se produire des hernies discales. Les fourmillements voire les douleurs se manifestent dans tout le bras puisque c’est la racine du nerf qui est lésée.
 
plexus cervical
plexus-brachialLe deuxième endroit se localise au niveau de l’épaule. Toute une série de nerfs passe par là. On l’appelle le plexus brachial. Ce passage est beaucoup moins souvent concerné. Il donne des symptômes analogues à la localisation cervicale.
 
Le troisième est causé par une compression du nerf au niveau du coude, sur le côté interne. Il s’agit du nerf cubital. A cet endroit le nerf est situé entre la peau et l’os. Le moindre choc va provoquer une secousse électrique le long du bord interne du bras jusque dans le petit doigt. Tout le monde a éprouvé cela une fois ou l’autre. Mais la compression ou l’irritation du nerf peut être permanente. Elle nécessite alors un traitement.
cubital

 

canal-guyon
 
 
 
 
 
 
 
 
La dernière localisation, la plus fréquente, se situe au poignet. A cet endroit c’est le nerf médian qui est concerné. Le nerf passe sous un ligament (le ligament annulaire du carpe) qui forme comme un bracelet. Toutes sortes de raisons peuvent provoquer une compression à ce niveau. Un épaississement du ligament ou un œdème, vont comprimer le nerf et déclencher les symptômes. C’est pourquoi la médecine appelle ce phénomène « la compression du nerf médian au carpe ». Ces fourmillements se produisent surtout la nuit car la plupart des personnes dorment avec les mains repliées. Cela provoque déjà naturellement une flexion qui comprime le nerf. En cas d’anomalie du ligament la compression sera plus forte.
ligament-annulaire-du-carpe
 
Les fourmillements suivront le trajet du nerf médian.
Le nerf se divise après son passage sous le ligament. Il va aller dans les 3 premiers doigts. C’est là que se produisent les symptômes. Cette localisation anatomique est typique.
innervation-median
 
Le diagnostic
Il est généralement posé sur la base des symptômes évoqués par le patient. En cas de doute on peut toutefois le confirmer par un Electro-myo-gramme (EMG) qui se fait chez le neurologue. Le spécialiste va poser des aiguilles le long du trajet des nerfs du bras et déterminer à quel endroit se trouve la compression.
 
Le traitement
Dans un premier temps le médecin va prescrire des anti-inflammatoires pour réduire l’inflammation causée par la compression. Si la compression est passagère, ces médicaments suffisent. Une autre possibilité est de porter une petite attelle au poignet, pendant la nuit, afin d’empêcher la main de se replier. Cette mesure est souvent efficace. Il est également possible de pratiquer une injection de cortisone dans le ligament.  Enfin on peut également effectuer une petite opération en anesthésie locale. Elle consiste à couper le ligament pour libérer (décoincer) le nerf médian. La même intervention est également possible au coude.