Fourmillements mains et pieds, les traitements

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Les fourmillements dans les mains ou les pieds c'est quoi ?

Quels sont les examens médicaux diagnostiques des fourmillements ?

Les fourmillements dans les bras et les jambes constituent un symptôme c’est-à-dire la manifestation d’une maladie sous-jacente. Pour connaître quelle est la maladie en cause, les médecins disposent de :

  • L’anamnèse : date d’apparition, localisation, exposition à des toxines, consommation d’alcool, prise de médicaments, etc…
  • L’examen médical en particulier neurologique pour tester la réactivité des nerfs, la force et la tonicité des muscles, l’équilibre, etc…
  • Examens de sang notamment à la recherche d’un diabète, d’une maladie de la thyroïde ou des reins, d’une éventuelle atteinte du foie faisant suspecter un éthylisme voire une sclérose en plaque.

Examens radiologiques comme un scanner ou une IRM (raisonnance magnétique nucléaire) à la recherche d’une hernie discale voire d’une tumeur.

Examens du fonctionnement des nerfs proprement dits par un électromyogramme. Cet examen permet d’enregistrer l’activité électrique des nerfs de manière ciblée, au niveau des bras et des jambes. On pourra ainsi savoir si la cause des fourmillements est une atteinte de plusieurs nerfs ou d’un nerf isolé. On pourra aussi préciser l’endroit où le nerf est lésé. On pourra enfin connaître s’il ne s’agit pas d’une maladie musculaire plutôt que neurologique.

Biopsie d’un nerf : en prélevant un petit fragment de nerf et en l’étudiant au microscope on pourra déterminer dans certains cas de quel type de lésion souffre le nerf et ainsi en préciser la cause.

Traitements des fourmillements des bras et des jambes

Lorsque le diagnostic est posé et qu’une cause est clairement identifiée, le traitement spécifique de cette cause permet la disparition des fourmillements : exemple les fourmillements dus à un syndrome du Tunnel carpienau niveau des mains. Si la cause ne peut être établie, on prescrira des médicaments qui soulagent les fourmillements.

Antidouleurs en particulier de la classe des anti-inflammatoires (aspirine, ibuprofen, etc..). Dans les cas sévères le médecin peut prescrire des médicaments de la classe des opioïdes tels le Tramadol, l’Oxycodone, etc… tout en prenant garde à l’accoutumance que peuvent provoquer ces substances. Il faut parfois choisir : s’accoutumer ou souffrir. La morale et l’éthique sont une chose, la souffrance en est une autre.

Anti-épiléptiques: comme la Gabapantine (Neurontin), Prégabalin (Lyrica), Carbamazépine (Tégrétol) Topiramate (Topamax), etc. Ces médicaments doivent être prescrits à doses progressives. Ils provoquent souvent des effets secondaires sous forme de somnolence et de sécheresse de la bouche.

Lidocaïne en patch : la lidocaïne est un anesthésique (Xylocaïne) utilisé habituellement par voie sous cutanée pour les anesthésies locales. Sous forme de patch à appliquer sur la peau elle peut apporter un certain soulagement.

Antidépresseurs : comme pour d’autres douleurs chroniques, les antidépresseurs de la classe des tricycliques ou des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRS) peuvent avoir un effet sur les désagréments ressentis. Cela provient du fait qu’ils induisent une élévation du seuil de la tolérance à la douleur. Les effets secondaires possibles sont une sécheresse buccale, des vertiges, des nausées.

TENS : C’est l’acronyme anglais de stimulation nerveuse trans-cutanée. Il s’agit d’appliquer sur la peau des plaques métalliques reliées à une batterie qui délivre un courant électrique. Ce courant induit à la longue une sorte de désensibilisation du nerf. On applique le traitement 30 minutes/jours à des doses de plus en plus fortes.

Chirurgie : elle est réservée au cas où les nerfs sont comprimés par des ligaments (tunnel carpien), des disques luxés (Hernie discale) ou des tumeurs.

Traitement spécifique à la maladie de base comme dans le cas des hyper ou hypothyroïdies

Médecines complémentaires en cas de fourmillements dans les bras ou dans les jambes

Les traitements conventionnels sont, il faut bien le dire, souvent décevants. Il existe toute une série de traitements de la médecine complémentaire qui ont donné quelques résultats.

Acupuncture : ce traitement d’origine chinoise a prouvé quelques effets dans le cas des fourmillements rebelles. De nombreuses séances sont souvent nécessaires.

Acide alpha-lipoïque : ce produit s’est également avéré efficace dans un certain nombre de cas. Il convient toutefois d’en parler à son médecin car il peut augmenter le taux de  sucre dans le sang. Il ne convient donc pas aux diabétiques.

Huile de poisson : les huiles de poissons riches en oméga-3, connues surtout pour leurs effets bénéfiques sur le cholestérol, peuvent diminuer les fourmillements chez les patients diabétiques. Il faut les éviter ou du moins en parler à son médecin avant de les prendre en cas de traitement concomitant aux anticoagulants.

Phytothérapie : certaines plantes telles le curcumin, l’huile de géranium et l’huile d’onagre se sont montrées efficaces pour réduire les fourmillements d’origine diabétique.

Amino-acides : tels l’acétyl-L-carnitine semblent également avoir un effet bénéfique notamment sur les fourmillements provoqués par la chimiothérapie. Des études sont en cours.