Les femmes et leurs règles

Note utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
 

Les règles sont-elles démodées ?

Dès l'invention de la pilule contraceptive la question s’est posée de savoir s’il fallait garder le cycle naturel de 28 jours ou bien modifier la durée du cycle en l’allongeant.

La décision a été prise de maintenir un saignement comme dans le cycle normal, afin de rassurer les femmes et d’améliorer l’acceptation de cette méthode contraceptive. On a par conséquent administré les hormones pendant 21 jours et donné une pilule sans produit actif les 7 jours suivants, ce qui provoquait le saignement classique.

On administrait toutefois les hormones en continu dans certaines situations particulières comme des règles trop abondantes, provoquant des anémies. Mais on le faisait aussi pour déplacer les règles en raison de vacances, de manifestations sportives ou d’examens.

Actuellement il existe des pilules crées pour être administrées sans risque sur de longues périodes (des cycles longs) visant à supprimer ou à diminuer le nombre d’épisodes de saignements par années.

Qu'en pense les femmes de leurs règles : 20% déclarent être fortement perturbées par les règles et les douleurs qui les accompagnent souvent (dysménorrhée).

Une sur cinq  considère ses règles comme abondantes ou très abondantes et donc gênantes. Les expressions comme « être indisposée », « embarrassée » ou « ayant leurs histoires » montrent bien le mal-être face à cet événement normal.

40% de femmes  pensent que les règles ont des vertus purificatrices.  A côté des règles proprement dites il existe également un inconfort lié aux périodes pré-menstruelles.

Des études ont montré que 2/3 des femmes souhaitaient  saigner moins d’une fois par mois voire ne plus saigner du tout. L’acceptation d’une suppression des règles dépend aussi des différences culturelles ou sociales.

Actuellement on peut induire ces cycles longs (3, 6 ou 12 mois) sans risques pour la santé. Le choix dépend des attentes des femmes et répond aussi parfois à une symbolique. Ainsi on passe du mois lunaire de 28 jours à une durée saisonnière (3 mois) ou de la durée d’une grossesse (9 mois).

De petites hémorragies intercurrentes (spotting) peuvent se produire au cours de ces cycles longs. Elles sont moins fréquentes chez les femmes qui étaient déjà sous pilule de manière conventionnelle avant d’entreprendre une hormonothérapie de cycles longs.

A  part la pilule et toujours selon le désir de la femme on peut également induire des cycles longs par des patches, des stérilets enduit d’hormones ou des injections tous les 3 mois.

Les décisions de passer d’un cycle de 28 jours à un cycle  long doivent être prises avec le gynécologue et sous sa surveillance.

Autres articles sur les règles :

 

Maladies gynécologiques