Cancer de l'anus

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Le cancer de l’anus est un cancer relativement rare. Il se développe à partir de la jonction entre la peau et la muqueuse du rectum

 
 La grande majorité de ces cancers se voit chez des personnes infectée par la papilloma virus  (voir cancer anal et papilloma virus).
 
Symptômes :
Les symptômes sont atypiques. Ils sont analogues à ceux que l’on trouve en cas d’hémorroïdes. Il s’agit de
  • Petites  hémorragies
  • Douleurs  dans la région de l’anus
  • Présence  d’une petite masse
  • Démangeaisons
Prévalence :
  • L’âge :  le cancer anal se trouve essentiellement chez les personnes de plus  de 50 ans
  • Partenaires  sexuels multiples même sans relations anales
  • Pratique  de la sodomisation
  • Personnes  avec immunité diminuée que ce soit par des traitements ou par  l’infection HIV (SIDA). Cela favorise l’infection par le  papilloma virus accroît son agressivité, aboutissant au  développement du cancer.
Diagnostic :
  • Par l’inspection de l’anus et le toucher rectal
  • Par  l’anuscopie : introduction dans l’anus d’un petit tube en  plastique transparent qui permet de visualiser les parois de l’anus
  • Par  les ultrasons au moyen de l’introduction d’une sonde dans l’anus Par  une biopsie : prélèvement d’un petit fragment de la lésion  visualisée et son examen au microscope.
Examens avant le traitement :
Ils ont pour but de définir l’étendue de la tumeur et la présence éventuelle de métastases. De l’étendue du cancer va dépendre le type de traitement que l’on va appliquer.
 
Examens d’imagerie : par les ultrasons, le scanner ou l’IRM on va inspecter la cavité abdominale pour savoir s’il existe des ganglions ou d’autres organes envahis. La radiographie des poumons dira s’il existe des métastases pulmonaires.
 
La maladie sera définie en 4 stades selon le degré d’envahissement ou non d’autres organes par la tumeur.
 
Traitements :
Les traitements vont dépendre du stade existant au moment de la découverte de la tumeur.
 
Chimiothérapie :
les produits injectés vont se répandre dans tout le corps et détruire les cellules cancéreuses où qu’elles se trouvent.
 
Radiothérapie :
Elle est dirigée sur les zones où l’on a découvert la tumeur ou une métastase.
 
Parfois l’on associe les deux méthodes pour en augmenter les effets. Il faut savoir que les personnes HIV positives supportent mal la chimiothérapie de sorte que le traitement doit être adapté.
 
Chirurgie :
 
A un stade précoce le chirurgien peut ôter la tumeur en totalité. Il doit toutefois faire très attention à ne pas léser les muscles du sphincter anal, c’est-à-dire les muscles qui entourent l’anus et permettent de retirer les selles.
 
Parfois le  chirurgien demande à ce que l’on applique d’abord un traitement de chimio ou/et de radiothérapie afin de diminuer la taille de la tumeur, pour pouvoir opérer plus facilement
 
Aux stades plus avancé le chirurgien se voit contraint d’enlever non seulement la tumeur mais l’anus et une partie du rectum voire du colon. L’intestin est alors abouché à la paroi abdominale (anus praeter ou de décharge).