Thrombose veineuse, du nouveau dans le traitement ?

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Pendant longtemps on a considéré la thrombose veineuse superficielle comme une affection bénigne ne nécessitant aucun traitement à part des pommades anti-inflammatoires voire des anti-inflammatoires par la bouche.

Vu leur bénignité supposée, peu d’études avaient été entreprises. Actuellement c’est chose faite et celles-ci nous ont appris certaines choses d’importance.

La plupart des thromboses veineuses superficielles des membres inférieurs) surviennent dans un contexte de veines variqueuses (70% des cas). Dans les autres cas il faut rechercher des facteurs de risque

Y a-t-il une association entre les thromboses veineuses superficielles et les thromboses veineuses profondes et leurs complications, les embolies pulmonaires  ?

Les TVS sont un motif de consultation chez environ 11% des femmes et 5 % des hommes. Les TVP (Thrombose veineuse profonde) avec ou sans embolies constituent environ 4% des femmes et 3% des hommes. Le lien entre les deux affections, TVS et TVP+EP est certain mais la fréquence de cette association n’est pas clairement établie.

Il existe deux situations dans lesquelles cette association est plus fréquente :

  • Lorsque la TVS ( thromboses veineuses superficielles)  s’étend vers l’aine, soit vers les grosses veines, le risque que le caillot se développe dans le réseau profond est plus grand.

  • Lorsque la TVS ( thromboses veineuses superficielles)  apparaît dans un contexte de maladie systémique (cancer, problèmes de coagulation,etc.. 

La TVS ( thromboses veineuses superficielles) est également un facteur de risque de développer une TVP+EP dans le futur. Ce risque est de 10 fois supérieur à celui d’une personne n’ayant jamais eu de TVS. La récidive d’une TVS est également plus grande chez ceux qui en ont déjà eu une.

 

Examens complémentaires :

Les ultrasons (US) des veines sont très utiles en cas de TVS. En effet ils permettent de découvrir une TVP associée dans 25% des cas qui sans cela aurait passé inaperçue. Or cela est important car les traitements de ces deux affections sont différents et leur risque de produire une embolie pulmonaire, parfois mortelle, sont beaucoup plus élevés dans le TVP (0.4% pour la TVS contre 5% pour la TVP).

Traitement de la TVS :

Il n’existe pas assez d’études pour être totalement affirmatif sur le type de traitement à proposer dans le TVS. Toutefois les spécialistes conseillent la démarche suivante :

 

  • TVS ( thromboses veineuses superficielles)  secondaire à la présence d’un cathéter dans une veine : prescrire un anti-inflammatoire en pommade ou en comprimé.

  • TVS sans facteur prédisposant : Héparine, c’est-à-dire un anti-aggrégant des plaquettes sanguines.

  • TVS après chirurgie : Anticoagulant (sintrom ou marcoumar) en prenant soin de ne pas y associer des anti-inflammatoire en comprimés.

  • TVS courtes (maximum 5 cm) et éloignées de l’aine, traitement local ou en comprimés avec une anti-inflammatoire.

Conclusion :

Il apparaît que dans certaines situations une TVS n’est pas si anodine qu’on le pensait. Des Ultra sons devraient être réalisés à chaque fois pour exclure la présence concomittente d’une TVP qui a un tout autre pronostic et nécessite une tout autre traitement (anti-coagulants systématiques).

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